Jérôme Robert (PARTNER Informatique), Corinne Laborde (ProGmag) et Gilles Billmann (SAPAIG) racontent leur adhésion. Laure Boublil (IN Concept) et Rémy Fémelat (EVEA, aujourd’hui Easyteam) présentent ensuite une offre née d’une réunion du réseau. Ces propos ont été publiés sur vdn.fr entre 2017 et 2023 : chaque récit indique son année.
PARTNER Informatique, membre depuis 2004
Jérôme Robert, gérant de PARTNER Informatique, ESN installée à Mâcon depuis 1986, a rejoint VDN en 2004. En 2018, la société proposait ses services d’infrastructure et les logiciels de gestion Sage et Divalto aux entreprises situées à moins d’une heure de route de Mâcon. Seul son logiciel pour les pompes funèbres, Carbone 14, était vendu dans toute la France.
Cette année-là, Jérôme Robert racontait son adhésion :
« Lorsque j’ai été contacté par le secrétaire général de VDN en 2004, il a réussi à piquer ma curiosité. Il m’a parlé de la possibilité d’assister à des interventions de qualité, ce qui m’intéressait beaucoup. Lorsqu’on est seul, on est sollicité pour assister à des conférences et à des présentations par nos éditeurs ou nos partenaires ; mais ces interventions ne sont pas neutres, il y a toujours un parti pris. »
Il n’a pas rejoint le réseau pour développer ses affaires, mais pour sortir de l’isolement des dirigeants d’ESN, seuls face à des choix à faire vite : quel produit mettre en avant, quelle formation suivre, quel virage technologique prendre. Au sein du GIE, il a trouvé des pairs prêts à en parler :
« VDN, c’est l’un des rares endroits où j’ai pu rencontrer d’autres responsables d’entreprise, qui font le même métier que moi, rencontrent les mêmes problèmes et acceptent d’en parler librement. Dans les forums ou les colloques on rencontre souvent des confrères mais les échanges d’informations sont plus opaques. »
Les avantages obtenus par le groupement, comme la mutuelle d’entreprise ou l’adhésion à Syntec Numérique, aujourd’hui Numeum, n’avaient pas motivé son choix. Ils se sont révélés ensuite de vrais bénéfices pour sa société.
Le réseau a aussi fait connaître Carbone 14. Depuis 2014, VDN travaillait son image et sa visibilité sur le web avec l’agence de marketing digital du réseau, et le site du groupement consacrait une page au logiciel. Le résultat a surpris Jérôme Robert :
« Je ne m’attendais pas à ce que cette initiative nous amène régulièrement des demandes de devis : j’ai eu la preuve concrète des bénéfices du référencement naturel, avec une quinzaine de retours sur trois ans. De ce point de vue, l’effort marketing collectif du groupement VDN nous a apporté une véritable visibilité nationale sur ce produit. »
Fort de ce résultat, PARTNER Informatique a ensuite créé avec la même agence un site consacré à Carbone 14.
ProGmag, membre depuis 2022
ProGmag édite Point De Vente, un logiciel de caisse et de gestion de magasin, pour des commerçants indépendants, des franchisés, des chaînes de magasins et des centrales d’achat. Ses deux directeurs généraux, Corinne Laborde et Thomas Graf, ont fait entrer la société dans VDN en 2022. En mars de cette année-là, Thomas Graf avait raconté son parcours et ses ambitions aux membres, réunis en séminaire à Besançon. Les deux dirigeants connaissaient déjà ce type de réseau : à Tunis, leurs bureaux faisaient partie d’un groupement d’entreprises, dont ils appréciaient la créativité et les échanges. Ils ont cherché l’équivalent en France.
En 2023, Corinne Laborde expliquait leur choix :
« Nous avions dans l’idée de pouvoir profiter d’échanges avec des pairs et de changer de la relation employé/patron que nous avons l’habitude d’avoir. De plus, nous sommes ravis de la bonne ambiance qui règne au sein du groupe »
ProGmag tirait alors de son adhésion des conseils d’autres chefs d’entreprise, de la visibilité au sein du groupe et une information sur les changements de réglementation qui touchent les entreprises et leurs logiciels. S’y ajoutaient des avantages concrets : les tarifs de la mutuelle, que soulignait Corinne Laborde, et l’accès à Numeum, l’ancien Syntec Numérique. Elle insistait aussi sur l’échange entre pairs :
« Nous rencontrons parfois des problèmes et difficultés et pouvoir en parler à des pairs, d’autres chefs d’entreprise qui rencontrent parfois les mêmes difficultés nous permet d’avoir une autre perspective et de régler nos problèmes »
Les échanges avec les autres membres aidaient aussi ses dirigeants à se sentir moins seuls. Corinne Laborde concluait :
« Pour nous, VDN […] c’est un groupe qui nous permet d’échanger avec quelqu’un qui n’attend rien en retour, c’est de la convivialité et une bonne ambiance. »
SAPAIG, membre depuis 2014
Installée près de Metz, SAPAIG est à la fois une ESN régionale et l’éditeur de Négoces, un ERP pour les entreprises de négoce, développé sur IBM Power Systems. Son président, Gilles Billmann, l’a fait entrer dans le GIE en 2014, après une première approche restée sans suite en 2008. Pour lui, l’adhésion était d’abord une affaire de relations : il connaissait bien Antoine Carlino, président de VDN de 2013 à 2017, qui dirigeait alors ASE2i, une ESN alsacienne.
Interrogé en 2017, il retenait d’abord les échanges entre dirigeants :
« Il y a une communauté de vues et de raisonnement au sein de VDN. J’apprécie vraiment les échanges avec mes confrères. Chacun est à la tête d’une Entreprise de Services Numériques. Nous sommes tous confrontés aux mêmes challenges : l’évolution technologique permanente, la gestion du changement au sein de nos structures, le recrutement de nouveaux talents, le contexte juridique de plus en plus complexe, etc. »
En 2017, l’adhésion à VDN valait aussi adhésion à Syntec Numérique, aujourd’hui Numeum, le syndicat professionnel du numérique. Gilles Billmann y trouvait une aide sur le droit, sujet de plus en plus stratégique pour un dirigeant. Une réunion du groupement devait ainsi traiter de la certification des logiciels de caisse, prévue par la loi de finances pour 2016, et du RGPD, le règlement européen sur la protection des données.
« Effectivement, devenir adhérent du Syntec via VDN a été un avantage immédiat pour ma société. […] Les réunions VDN sont l’occasion de revenir sur les actualités juridiques partagées par le Syntec, de mieux comprendre ces sujets, d’en débattre. »
Comme tous les membres, SAPAIG s’est vu proposer la complémentaire santé et prévoyance choisie par le GIE. La société pensait être bien couverte, au bon prix. En étudiant l’offre du courtier mandaté par VDN, elle l’a trouvée plus performante que celle qu’elle avait souscrite seule et, après discussion avec le personnel, elle a changé de contrat. Gilles Billmann en tirait le bilan :
« Aujourd’hui, mon équipe est très satisfaite. Notre couverture santé est même devenue un argument supplémentaire lors de nos recrutements. Nous souffrons de la concurrence directe du Luxembourg, beaucoup de techniciens et d’informaticiens sont tentés d’aller travailler là-bas. Chaque argument compte – dont notre mutuelle désormais »
IN Concept et EVEA : l’ERP Formule 1 dans le cloud
En 2017, Laure Boublil, présidente d’IN Concept, et Rémy Fémelat, directeur général adjoint d’EVEA Cloud, racontaient l’offre que leurs deux sociétés, membres de VDN, avaient montée ensemble. EVEA est aujourd’hui Easyteam, au sein du groupe Constellation.
IN Concept édite Formule 1, un ERP pour les distributeurs de pièces automobiles. Comme leurs catalogues comptent un très grand nombre de références, le logiciel fonctionne sur IBM i, avec des serveurs IBM Power et la base DB2. Plusieurs clients, des PME en croissance, voulaient un plan de reprise d’activité (PRA) : une copie de leurs données sur un serveur distant, pour repartir vite après un incident. Mais un deuxième serveur leur coûtait trop cher.
Lors d’une réunion du groupement, Laure Boublil en a parlé avec Rémy Fémelat. EVEA disposait de centres de données et maîtrisait la virtualisation des systèmes d’information. Ensemble, ils ont imaginé de mutualiser ces copies sur des serveurs IBM Power. EVEA Cloud a acheté des serveurs assez puissants et les a partitionnés selon les besoins de chaque client. Rémy Fémelat décrivait le fonctionnement :
« Ce que font les clients sur leur serveur local est répliqué, en temps réel, sur la partition qui leur est dédiée sur les serveurs du Datacenter. Cette solution fonctionne en mode dégradé. »
En cas de sinistre, le client basculait sur ce serveur de secours, plus lent, mais ses applications restaient disponibles. Le coût annuel du PRA restait bien inférieur à celui d’une journée de travail perdue. Après plusieurs semaines de travail commun, l’offre a été proposée en option aux clients. IN Concept a ensuite voulu aller plus loin, comme l’expliquait Laure Boublil :
« Nous rencontrions également de petites entreprises, avec 5 à 10 terminaux maximum, très intéressées par notre progiciel de gestion de pièces automobiles Formule 1. Mais elles étaient bloquées par l’investissement nécessaire à l’acquisition d’un serveur IBM, qui reste un matériel coûteux, et que d’ailleurs elles risquaient dans un premier temps de sous-exploiter. »
EVEA Cloud a repris le même principe pour faire fonctionner Formule 1 en production, à distance. Chacun est resté sur son métier, comme le résumait Rémy Fémelat :
« Pour résumer, IN Concept propose désormais ses solutions Formule 1 en mode SAAS, dans des environnements de type cloud que nous gérons. IN Concept gère donc les logiciels et applications métiers des clients finaux, tandis que nous gérons pour eux le réseau, les infrastructures, les télécommunications et l’administration des serveurs »
EVEA Cloud y a gagné des contrats récurrents, IN Concept de nouvelles prestations pour ses clients, et ces derniers une solution qui leur évitait un lourd investissement.

PARTNER Informatique
SAPAIG
IN Concept